Bulletin Loge m’informe

Pour être informé sur l'actualité en matière de logement, consultez le Loge m'informe, le bulletin d'Infologis.

La présente édition traite de la hausse de loyer, de la possibilité de perte de financement pour la création de logements sociaux, du nouveau formulaire de bail, de la peur qu'on les locataires de défendre leur droit ainsi que du contrôle des loyers.

Être mieux informé pour mieux défendre ses droits : Bulletin – mars 2015

Campagne Régie du lentement

Depuis plusieurs années le comité Régie du lentement milite pour une meilleure justice à la Régie du logement. La mise au rôle – le système de priorisation des causes à la Régie – est plus discriminatoire que jamais. Claire Abraham, organisatrice communautaire au Projet genèse déclare : "c’est enrageant. Les locataires ne déposent que 11% des causes à la Régie, et pourtant 85% de ces demandes sont classées dans la catégorie ‘cause civile générale’ qui ont des délais d’attente de 21 mois en moyenne. Les locataires sont tellement disproportionnellement affectés par ces délais qu’on ne peut pas nier l’aspect discriminatoire de la mise au rôle de la Régie. »

Vous êtes invité à vous joindre au momentum de ce mouvement. Vous pouvez: 

*Signer la Déclaration commune pour un réel accès à la justice et la diffuser. 

*Écouter le documentaire La Régie du lentement : Discrimination envers les locataires

* Participer aux différentes actions (contactez-nous pour connaître la prochaine)

* Tenir un atelier sur le sujet dans votre organisme. 

 

Le Comité Régie du lentement (POPIR-Comité logement et Projet Genèse)

Un nouveau poste disponible à Infologis

Infologis cherche unE organisateur-trice communautaire (mobilisation et vie associative) pour compléter son équipe.

Description du poste offert et profil de la personne recherchée :

Sous la direction et en collaboration avec l’ensemble de l’équipe, la personne titulaire de ce poste assume les tâches suivantes:

Vie associative:

  • Organiser, planifier et co-animer les rencontres régulières avec les membres
  • Favoriser la participation des locataires / membres

Promotion du droit au logement :

  • Promouvoir l’organisme lors des actions (rencontres, réunions, activités) de concertation
  • Réaliser des campagnes d’information auprès des locataires et des organismes de notre territoire

Ateliers d’information :

  • Animer les ateliers d’information sur les droits des locataires et le droit au logement

Participation citoyenne :

  • Concevoir, réaliser et animer les rencontres (cafés urbains sur le logement)
  • Mobiliser les citoyens pour les différentes actions

Autres :

  • Participer à la rédaction des documents (Bulletin, rapport d’activités etc.)
  • Participer aux mobilisations des regroupements nationaux/régionaux
  • Participer aux réunions d’équipe

Conditions de travail :

  • Contrat d’une année avec possibilité de renouvellement
  • 4 jours/semaine, 30hrs/semaine (à l’occasion travail de soir et fin de semaine)
  • Salaire de 19$/h et les avantages sociaux selon la politique de Travail
  • Entrée en fonction mai 2014

Exigences, qualités et compétences recherchées :

  • diplôme universitaire de premier cycle ou expérience de travail équivalente;
  • expérience pertinente dans le milieu communautaire;
  • expérience en animation de groupe et/ou mobilisation;
  • connaissance de l’informatique;
  • connaissance du milieu de la défense de droits et/ou d’éducation populaire;
  • connaissance de l’Est de Montréal (un atout);
  • connaissance des enjeux en matière d’habitation et de lutte à la pauvreté;
  • capacité de travailler en équipe;

Qualités recherchées:

  • sens de l’organisation, de l’initiative et de l’autonomie, dynamisme, fiabilité, rigueur et professionnalisme;
  • très bonne connaissance du français oral et écrit;
  • partager les orientations et les valeurs de l’organisme ;
Heures semaine
30h sur 4 jours
Salaire
19/h
Nature du poste
Contractuel
 
Comment postuler

Les personnes intéressées doivent faire parvenir une lettre expliquant leurs motivations et un C.V. à Infologis de l’Est de l’Île de Montréal au plus tard le 03 mai 2014 à 17h00.

Par la poste: Infologis de l’Est de l’Île de Montréal

2532, rue des Ormeaux

Montréal (Québec), H1L 4X5

Par télécopieur : (514)354-3465

Par courriel :

direction@infologis.ca

Seules les personnes dont la candidature sera retenue seront contactées pour une entrevue.

Date limite pour postuler
Le samedi 3 mai 2014

Pour un contrôle des loyers !!

En pleine période électorale, le regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) avec 4 autres regroupements nationaux ont convoqué une conférence de presse pour dénoncer la problématique du manque de contrôle des loyers. Ils ont indiqué les conséquences sur les différents groupes sociaux et ils ont proposés des solutions pour stopper leurs hausses de loyers. 

Voici le point de presse. 

5 regroupements nationaux parlent d’une même voix : Les loyers sont trop chers! Stoppons les hausses!

 Montréal, le 13 mars 2014 – Alors que la période de renouvellement des baux bat son plein, plusieurs organismes se sont joint au Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) lors d’un point de presse afin de revendiquer solidairement un contrôle des loyers. Selon ces organismes, ce sont les personnes les plus vulnérables qui sont les plus sévèrement touchées par les hausses de loyers: personnes assistées sociales, femmes autochtones, étudiantEs, ménages à faible revenus, personnes immigrantes, seules ou monoparentales. Ce constat est partagé par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Femmes autochtones du Québec (FAQ), le Front commun des personnes assistées sociales (FCPASQ) et le Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ).

Le RCLALQ et ses groupes alliés déplorent que les ménages locataires déboursent actuellement des sommes faramineuses pour se loger, mettant en danger la satisfaction de leurs autres besoins fondamentaux comme se nourrir. « C’est donc dans un objectif de défense du droit à l’alimentation que le RCCQ se mobilise auprès du  Regroupement des Comités Logement et Associations de Locataires du Québec (RCLALQ) et des autres groupes alliés présents aujourd’hui pour un contrôle du prix des loyers», explique Mathieu Boily, coordonnateur général du RCCQ.

Dans un même ordre d’idée, Amélie Châteauneuf, porte-parole du FCPASQ constate que « les prestations d’aide et de solidarité sociale sont tellement faibles au Québec que les personnes assistées sociales sont obligées de faire le choix entre se loger et se nourrir.  Dans le contexte actuel, ajoute-t-elle, les personnes assistées sociales qui réussissent à se payer un logement sur le marché privé doivent jeûner très tôt dans le mois.»

Les cinq organisations nationales s’entendent sur le fait que la discrimination des propriétaires à l’endroit des ménages les plus vulnérables a un lien étroit avec les hausses de loyers abusives. « Plusieurs ménages locataires acceptent des hausses de loyer par peur du propriétaire, par crainte de représailles ou par ignorance de leurs droits » déplore Catherine Tragnée, porte-parole du RCLALQ. Mme Tragnée rappelle que les loyers ont augmenté en moyenne de 41 % depuis 2000. Cette hausse des loyers favorise entre autre la discrimination au moment de la signature d’un bail, discrimination vécue particulièrement par les autochtones, et encore plus sévèrement par les femmes autochtones.

« Dans une situation de discrimination déjà vécue, la hausse des loyers en région ne fait qu’augmenter les difficultés pour les femmes autochtones d’accéder à un logement décent. Or ce logement est bien souvent la seule porte de sortie possible pour les femmes victimes de violence, et elle se ferme de plus en plus devant elles, » souligne Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec.

 

Les hausses de loyers ont aussi un impact considérable sur l’accès à l’éducation. « La population étudiante locataire est très mobile, ce qui la rend trop souvent vulnérable à des hausses démesurées de loyers. Et cela sans compter qu'elle devra désormais composer à chaque année avec des hausses de frais de scolarité et de tarifs d'Hydro-Québec. Il faut arrêter de rendre les étudiants et les étudiantes plus précaires qu'ils et elles ne le sont déjà » défend Justin Arcand, porte-parole de l’ASSÉ.

« Pourtant, il serait facile de réglementer le marché privé afin d’éviter ces situations, plaide Catherine Tragnée, porte-parole du RCLALQ. Selon elle, il suffirait de rendre obligatoire les mécanismes de contrôle des loyers déjà en place. En effet, la Régie du logement publie à chaque année une grille de calcul basé sur leRèglement sur les critères de fixation de loyer, en vigueur à la Régie. « Il faudrait juste un peu de courage politique! Le gouvernement fléchit trop devant le lobby insatiable des corporations de propriétaires qui plaident vivement contre le fait de rendre ces outils obligatoires! » déplore madame Tragnée.

Pour presser le gouvernement à agir, le RCLALQ et ses groupes alliés entament aujourd’hui une mobilisation qui culminera avec la Journée des locataires le 24 avril. Une déclaration commune circulera dès aujourd’hui afin d’être signée par tous les organismes et locataires qui revendiquent un contrôle des loyers dans un message fort et solidaire : Les loyers sont trop chers! Stoppons les hausses! Les mal-logéEs du Québec sont invitéEs à joindre leurs voix à celles de centaines d’autres déjà en marche pour un contrôle universel et obligatoire des loyers.